Mme Makhissa Bangoura : « Je suis née dans l’agriculture »

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Makhissa Bangoura est une enseignante-chercheuse, homologue à l’université Général Lansana Conté de Sonfonia et activiste pour la défense de l’environnement. Très tôt, elle a commencé à s’intéresser à l’environnement sans se rendre compte. Aujourd’hui, la jeune dame a fait de la protection de l’environnement et de l’agriculture ses activités principales. Elle est celle qui cultive auprès de sa mère pour protéger l’environnement.

Fille d’un cultivateur, maçon et d’une ménagère, Makhissa Bangoura a été scolarisée à l’école primaire de Bentourayah. Envoyée à l’école, elle n’a pas voulu s’y rendre pour un début, mais au fil du temps, la petiteMakhissa d’alors a pris goût des études. Après s’être engagée, elle n’a plus s reculé. Quand elle a  fini ses études primaires, l’écolière se rend à Amadou Dieng pour ses études secondaires et universitaires avant de terminer à l’université Général Lansana Conté de Sonfonia pour une formation en  droit. Après cette formation, son intelligence pointue, son sérieux et sa détermination lui ont permis d’y être retenue homologue.

Aujourd’hui, elle est plus que déterminée à protéger l’environnement. Une activité qu’elle hérite de son défunt père et de sa mère. « Par exemple, mon père était maçon, il se planifiait de sorte que pendant la saison pluvieuse, il vient faire la riziculture. Et après cette période, il faisait avec ma mère et ma marâtre également. Donc, malgré leurs occupations ménagères, elles étaient associées avec les activités que mon père menait, en plus de ça mon père plantait. Il avait planté beaucoup de centaines de manguiers. Planter, c’était comme une obligation morale. Donc,  pour lui, il faut planter pour avoir non seulement les fruits mais aussi l’ombre », relate la jeune  dame avant  d’ajouter  que c’est un héritage ancestral, car, même, dit-elle, ses sœurs s’y sont lancées.

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Ce n’est pas facile pour une femme d’être dans une activité pareille et parmi les hommes, mais l’assistance administrative tient bon. « Ce n’est pas facile ! Quelquefois, je peux me retrouver seule entre 5 à 9 hommes, mais cela ne m’empêche pas d’évoluer. Je m’adapte et je vais y arriver. Il y a des paramètres que les hommes ne maîtrisent pas, donc, j’ai ma place là », résiste-t-elle.

Inscrite en master, madame Makhissa veut réaliser des rêver. « J’ai des projets d’assainissement de Coyah et d’autres endroits en collaboration avec les autorités dans les jours à venir. C’est une proposition moins couteuse pour nettoyer en éloignant les ordures et les utilisant comme engrais dans l’agriculture, le reboisement et la création des espaces verts », projette-t-elle.

« En cette fin d’année, je veux voir la Guinée dans un environnement sain », conclut l’enseignante.

Toutefois, il faut signaler que Makhissa Bangoura est inscrite en droit public fondamental

Mamadou Ciré Barry

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