Issa Sy, une invalide au courage surprenant

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Madame Barry Issa Sy, est une étudiante en pharmacie à l’Université Koffi Annan de Guinée(UKAG). Née handicapée des membres inférieurs et supérieurs, elle est rentrée à l’école à l’âge de 14 ans. Après avoir observé une grève de faim pendant trois jours, auprès de ses parents biologiques dans son village natal à Fameredjendou, localité située dans la préfecture de Dinguiraye.  De nos jours, la jeune dame, malgré son handicap se bat pour ne pas vivre au dépend  des autres.

« A l’âge de 14 ans, j’ai tout fait pour que mon papa accepte de mettre à l’école. Il était beaucoup inquiet compte tenu de mon état physique. Il a fallu que je reste trois jours sans manger. Ma maman a tout fait pour je mange en coulisse, je n’ai pas accepté », introduit la jeune dame.

Les pleurs d’Issa Sy  ont été entendus par son père. Il a décidé de la scolariser grâce à l’appui d’un député. « C’est ainsi que mon papa a su qu’en ne me mettant pas à l’école ça risque de créer d’autres problèmes, qu’il m’a envoyée à l’école. Dans mon village il n’y avait que des enseignants contractuels qui étaient payés par les pauvres parents d’élèves, c’est quand monsieur Djakariaou Sow, ex député de Dinguiraye sous l’ère Conté y a été pour la campagne il m’a vue. Dès après la campagne, il a écrit une note à mon papa dans laquelle il a dit qu’il envoie un enseignant titulaire dans la sous-préfecture mais si mon papa ne me met pas à l’école, l’enseignant allait se retourner ».  Avant d’être scolarisée, la petite Issa Sy savait déjà écrire les 26 lettres de l’alphabet français correctement. Son papa n’étant pas sûr de ça, un jour, il a effacé l’ardoise de sa fille et lui a demandé de reprendre l’écrire. A sa grande surprise, il a découvert le talent de sa fille. «Quand j’ai rempli les faces de l’ardoise, il a passé toute la journée à pleurer ».  L’homme a regretté avoir  inscrit sa fille très tard.

M.et Mme Barry

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Pour encourager et motiver mademoiselle Sy, la soixantaine a demandé à son épouse de prendre soin de sa fille. Un an après la scolarisation de la petite, elle perd son père. Sa  grande sœur se trouvant dans la sous-préfecture de Bannora(Dinguiraye) lui a demandé d’y aller continuer ses études. Au début, cette décision était une sorte de piège pour qu’elle quitte l’école à jamais. Mais en réalité, c’était tout à fait le contraire. Elle y a passé son cursus primaire, avant de se rendre à Dinguiraye ville pour le secondaire. En 2012, faute de moyens financiers, Issa a été contrainte de passer deux années blanches.

Ayant appris la nouvelle, monsieur Lamine Bah avec l’appui de sa tante qui autrefois travaillait à la Direction Préfectorale de l’Education de Dinguiraye, m’ont fait retourner à l’école. « Le DPE a payé 7 millions GNF pour que je saute deux classes afin de faire le bac, j’ai dit non. J’ai décidé de suivre le cycle normal jusqu’à avoir obtenu le bac en 2015 avec mention ‘’Très bien’’» Orientée à l’Université Koffi Annan de Guinée, la dame invalide décide de faire la pharmacie et cela quelles que soient les difficultés. Une de ses amies qui lui apporté des soutiens pour pouvoir poursuivre ses études, lui a demandé de changer vu la position du département et compte tenu de son état. La réponse de l’étudiante a été catégorique : «Si ce n’est pas la pharmacie, je préfère rester comme sans étudier’’.  A son arrivée dans cette université, les gens demandaient  comment elle atteindrait le 4 étage, mais grâce à son courage, elle a pu le faire.  « Le monsieur m’a de le suivre en grimpant les escaliers jusqu’au 4e. . Nous sommes montés et descendus ensemble, il a demandé au recteur de m’inscrire »

Pour encourager et motiver mademoiselle Sy, la soixantaine a demandé à son épouse de prendre soin de sa fille. Un an après la scolarisation de la petite, elle perd son père. Sa  grande sœur se trouvant dans la sous-préfecture de Bannora(Dinguiraye) lui a demandé d’y aller continuer ses études. Au début, cette décision était une sorte de piège pour qu’elle quitte l’école à jamais. Mais en réalité, c’était tout à fait le contraire. Elle y a passé son cursus primaire, avant de se rendre à Dinguiraye ville pour le secondaire. En 2012, faute de moyens financiers, Issa a été contrainte de passer deux années blanches. Ayant appris la nouvelle, monsieur Lamine Bah avec l’appui de sa tante qui autrefois travaillait à la Direction Préfectorale de l’Education de Dinguiraye, m’ont fait retourner à l’école. « Le DPE a payé 7 millions GNF pour que je saute deux classes afin de faire le bac, j’ai dit non. J’ai décidé de suivre le cycle normal jusqu’à avoir obtenu le bac en 2015 avec mention ‘’Très bien’’»

Un courage indien

Orientée à l’Université Koffi Annan de Guinée, la dame invalide décide de faire la pharmacie et cela quelles que soient les difficultés. Une de ses amies qui lui apporté des soutiens pour pouvoir poursuivre ses études, lui a demandé de changer vu la position du département et compte tenu de son état. La réponse de l’étudiante a été catégorique : «Si ce n’est pas la pharmacie, je préfère rester comme sans étudier’’.  A son arrivée dans cette université, les gens demandaient  comment elle atteindrait le 4 étage, mais grâce à son courage, elle a pu le faire.  « Le monsieur m’a de le suivre en grimpant les escaliers jusqu’au 4e. . Nous sommes montés et descendus ensemble, il a demandé au recteur de m’inscrire »

En fin d’études universitaires, madame Barry a de grandes  ambitions. « Je veux me voir un jour assise dans ma propre pharmacie pour bien préparer l’avenir de mes futurs enfants. Je peux faire tous les travaux que font les femmes à part », laisse-t-elle entendre. Tous les travaux que les autres femmes peuvent faire, elle en est capable, à part : suspendre les habits après les avoir lavés et drainer les vaches. Les témoins confient qu’à base âge, Issa SY transportait pour sa maman des bidons de 10 litres remplis en passant par une colline dont la distance peut être estimée à 1 kilomètre.

Il  y a peu de temps, mademoiselle  Sy a changé de statut. Elle trouvé sa place dans le cœur d’un jeune homme. Désormais, elle mène sa vie de couple avec son mari à Kobaya dans la commune de Ratoma.

Mamadou Saidou DIALLO

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