« Il n’y’a pas que l’université qui donne du travail », Adama Hawa Bah, électricienne

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Adama Hawa Bah, electricienne
Adama Hawa Bah, electricienne

Si hier, les études supérieures étaient un passage obligé pour s’épanouir, aujourd’hui beaucoup de personnes pensent le contraire. Adama Hawa Bah est l’une de ces personnes. Elle est une électricienne et travaille à l’entreprise WANÉLEC. Née à Sangarédi, c’est un rêve d’enfance que la réalise aujourd’hui Elle a décidé de se confier à notre rédaction pour raconter son histoire.

« À mon jeune âge, je voyais des femmes et des jeunes femmes qui exerçaient différentes tâches techniques dans les sociétés minières qui sont à Sangarédi. Cela m’a impressionnée et ça a, du coup, attiré mon attention. J’ai brusquement pris la décision de faire une branche technique dans ma vie », explique-t-elle.

Comme la plupart des gens, son échec au baccalauréat aura été l’élément instigateur de la prise de décision finale. « L’échec au bac m’a poussée à encore être plus décisive. Je me suis dit que ce n’est pas la fin du monde. Et puisque j’avais déjà mon ambition dans la tête, celle d’être électricienne, j’ai décidé de faire l’école professionnelle mais branche: Électricité. Ça a coïncidé avec ma venue ici (Conakry) auprès de mon oncle. Je me suis inscrite à l’école professionnelle de Matoto. »

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La jeune électricienne dit être reconnaissante envers ses parents qui lui ont permis de réaliser ses rêves. « Je remercie Dieu et mes parents de m’avoir aidée à atteindre mon objectif. Je leur dois une reconnaissance; si je suis électricienne », ajoute mademoiselle Bah. Aujourd’hui, son métier lui donne une certaine indépendance, car, elle parvient à subvenir à beaucoup de ses besoins. « Je vis ici avec mon oncle mais je ne dépends plus entièrement de lui. Pour beaucoup de besoins,  je n’attends plus son aide. Le peu que je gagne, je le partage avec eux», poursuit-elle.

Adama Hawa Bah, électricienne
Adama Hawa Bah et ses collègues en activité

Pour mademoiselle Bah, son activité va contribuer à préparer son futur mariage: « Ce travail me permettra de construire mon foyer, être indépendante vis-à-vis de mon futur époux » , a-t-elle affirmé et d’ajouter que les charges de la famille à une seule personne dans un foyer c’est un foyer moribond ou en tout cas, il ne peut jamais y avoir d’entente parfaite.

La jeune femme  pense qu’ « Il n’y a pas que l’université qui donne du travail ». Elle invite par ailleurs les autres jeunes filles ou femmes à avoir l’amour d’apprendre un métier. « Je sais que la femme a beaucoup de talents. Je leur demande de ne pas s’identifier qu’à la cuisine mais bien au contraire, de se battre, surtout faire des activités techniques qui pour moi sont une porte facile de gagner l’argent. Lorsqu’une femme se marie, comment soutenir élever les enfants si le mari aussi ne travaille pas ? », a-t-elle conseillé.

Sâa Joseph KADOUNO

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