Fanta Hélène Tounkara, présidente de FFDD: «Il faut remarquer que nous sommes les plus…. »

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Âgée de 20 ans, Fanta Hélène Tounkara est née dans la préfecture de Kissidougou où elle a  fait ses études. Admise au baccalauréat unique en 2016 sciences mathématiques, elle pose sa valise dans la capitale Conakry pour continuer ses études universitaires dans la prestigieuse université Général Lansana Conté, faculté des sciences économiques et gestion. Après trois ans passés au département Administration des Affaires, elle sort avec un diplôme en Gestion des Ressources humaines. A peine, sortie, Hélène crée une ONG appelée ‘’Filles et Femmes pour le Développement Durable’’. Dans cette interview, l’ancienne présidente de la presse scolaire de l’école privée Saint Kizito parle de son organisation et de ses ambitions.

Dites-nous c’est qui Fanta Hélène Tounkara ?

Fanta Hélène Tounkara est présidente fondatrice de l’ONG femmes et filles pour le développement durable, étudiante diplômée en Gestion des ressources humaines. 

  Et comment l’ONG Femmes et Filles pour le Développement Durable est née ?

Partant de l’analyse de la situation des femmes qui meurtrissent beaucoup aujourd’hui en Guinée, c’est de là tout est parti. Malgré le bonus démographique des jeunes filles et femmes, il faut remarquer que nous sommes les plus pauvres, les plus marginalisées, donc partant de cette analyse l’idée m’est venue dans la tête de créer cette ONG. Elle a vu jour le 01 septembre 2019. 

En créant cette ONG, quels sont les objectifs vous vous êtes?

L’ONG Femmes et Filles pour le Développement Durable est une organisation non gouvernementale des jeunes filles et femmes, qui vise à défendre le droit des jeunes filles femmes en luttant spécifiquement contre le mariage précoce et forcé, les mutilations génitales féminines et le viol. Mais surtout contre l’exclusion sociale et économique de la jeune fille et des femmes, et nous promouvons aussi l’insertion socio-économique de la jeune fille et des femmes. Et au-delà de tout cela, nous scolarisons les enfants en situations difficiles et nous encourageons également l’émancipation de la jeune fille à travers son maintien à l’école.

De septembre 2019(date de création) jusqu’à nos jours, quels actes avez-vous posés sur le terrain?

Nous avons bien sûr réalisé assez d’activités, par exemple à Conakry ici, nous avons commencé par le recensement des enfants en situation difficile. Mais beaucoup de parents n’avaient pas confiance en nous et d’autres mêmes nous ont rejetés parce que beaucoup d’ONG utilisaient la même formule et ne revenaient plus comme à Matoto par exemple. Par contre à Ratoma, nous avons pu avoir des enfants, et nous les avons scolarisés dans les écoles publiques de la place vu que nos moyens sont petits. En plus à Kissidougou, nous avons scolarisé plus de 20 enfants en situation difficile, grâce à l’accompagnement de la mairie. Et nous avons une antenne préfectorale actuellement à Kissidougou.

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Comment F.F.D.D trouve les moyens pour financer ses activités?

Le budget de l’ONG vient dans nos propres poches. Pour le moment, nous ne sommes accompagnés par les institutions ou bailleurs de fonds, c’est nous qui cotisons pour financer nos activités.

Quel impact cela a sur vos activités?

Parfois il y’a des impacts, parce qu’il y a de ces mois, on peut cotiser mais l’activité que nous voulons mener est grandiose, mais l’argent que nous avons est petit il.

Face à de telles situations, que faites-vous pour atteindre vos objectifs?

Nous le faisons en fonction de nos moyens et nous essayons de réduire un peu les tâches.

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Les perspectives ? 

Nous comptons agrandir l’ONG tant sur le plan national et africain pourquoi pas international et être aussi des filles et femmes influentes du pays ainsi que celles d’ailleurs.

C’est quoi les particularités de cette ONG par rapport autres qui existent déjà ?

Nous scolarisons des enfants en situations difficile, nous avons entamé une activité concernant l’enregistrements des naissances ce qui est une première. Vu qu’un enfant qui n’est pas enregistré, qui n’a pas eu la chance d’aller à l’école cet enfant disons n’est pas compté au nombre de la population.

Quel message à ces nombreux (euses)‘’laguineenne’’, c’est-à-dire des lecteurs de laguineenne.net?

A toutes les jeunes filles et femmes de la République de Guinée, ainsi que des femmes du monde de renforcer notre solidarité afin que, unies,  nous puissions relever les multiples défis auxquels nous sommes confrontées. Car, il faut retenir que peu de femmes ont le pouvoir économique, peu de femmes sont leaders politiques et peu de femmes sont indépendantes. 

Alsény Aye Soumah