Diaraye Guirassy, journaliste: «Je veux me voir à la tribune des Nations unies en train de parler des questions de femme… »

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Diaraye Guirassy est née le 24 décembre 1991 à Conakry. Elle commence ses études à Banankoro où ses parents travaillaient dans les mines. De retour à Conakry en 1997 ,  elle continue ses études à l’école primaire, collège et lycée SEMYG. Elle commence à communiquer dès le primaire mais une fois au lycée l’élève essaye de changer le destin en s’inscrivant en sciences expérimentale. A causes des difficultés de comprendre la physique, dès la 12è année, elle retourne à la case de départ en se présentant candidate libre avec l’intention de devenir lauréate en sciences sociales. Elle voit l’un de ses rêves partir en fumée quand elle se place 99è de la République. La jeune bachelière est orientée dans un institut de journalisme, sa passion. Après ses études, Diaraye a connu un véritable  et enrichissant parcours professionnel.

 L’étoile montante de la presse guinéenne a appris le journalisme à l’Institut Supérieur de l’Information et de la Communication de Kountia en 2010.Tout n’a pas été rose pour l’ancienne élève de SEMYG, car, avant de briller elle devait assumer son choix. « Ça n’a pas été du tout facile pour moi, déjà dans ma famille on ne laissait pas les filles finir les études parce qu’on supposait que si une fille étudie, elle va se déraciner. Après avoir été une exception, j’ai encore décidé de choisir le journalisme et là c’était pire, car, la famille voyait le journaliste comme le griot moderne. A part mon papa personne ne me soutenait, Il disait qu’il n’y a pas de griot dans ma lignée, que je n’ai trouvé rien d’autre que parler comme métier. Donc, tout le monde se moquait de moi, mais après tout j’ai persévéré dans ce que je faisais » confie-t-elle

Le courage de l’étudiante ne tarde pas à porter fruit. En première année déjà, elle trace son histoire dans la presse guinéenne. Elle fait ses débuts à la radio Sweet FM en 2010. Malgré cette première expérience compliquée, les professionnels de la presse décèlent chez elle des qualités de présentatrice à la voix attirante.

En 2011, elle rejoint la Radio Nostalgie Guinée où elle anime les éditions d’informations avec des sujets initiés et présente régulièrement les bulletins avant de se retrouver dans les grandes éditions.

Diaraye Guirassy est de la 5è promotion de l’ISIC de Kountia. Elle a gravi tous les échelons sans effraction avec courage et abnégation.

Rédactrice en Chef adjointe de Radio Nostalgie Guinée depuis janvier 2018, elle est bénéficiaire de plusieurs formations et un prix, celui du « Prix de meilleur reporter sur l’eau », organisé par le PNUD en 2014. Ce n’est pas tout. Diaraye a aussi suivi un atelier sur la sécurité et l’Egalité pour les femmes journalistes et photojournalistes.

« Mon plus grand souhait c’est d’être une communicante en développement »

Passionnée par les questions d’environnement, elle participe à la COP22 à Marrakech au Maroc et à la COP23 (conférence internationale sur la convention cadre des nations unies sur le climat) à Bonn en Allemagne., mais aussi à la conférence des jeunes sur le climat à Bonn en Allemagne (COY13).

En 2014 la Vice-présidente de l’association des jeunes reporters de Guinée (AJR) fait un stage d’immersion professionnelle intensif de deux mois   en Reportage- Interviews- Magazines- Ecriture radiophonique- Ethique et déontologie-Etude qualitative –Audience- Production en numérique- Travail en équipe et en réseau.

Parallèlement à ses fonctions de journaliste Reporter et présentatrice, Diaraye Guirassy est aussi Rédactrice en chef du site d’information  www.guineediversite.com. Cette liste n’est pas limitative mademoiselle Guirassy est une véritable femme battante qui enrichit chaque jour son CV.  Pour elle, « Il faut chercher la connaissance depuis le berceau jusqu’à la tombe. »

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Malgré son brillant parcours dans la presse, la dame de fer rêve loin. « Je souhaiterais approfondir mes études, je ne compte pas finir dans ce métier et mon plus grand souhait c’est d’être une communicante en développement. Je compte soutenir en communication pour le développement, pour le changement de comportement, et le plus grand de mes rêves c’est de travailler aux Nations unies. Résoudre des conflits à travers le monde, faire du bénévolat dans un premier temps. Je veux me voir à la tribune des Nations unies en train de parler des questions de femme, de l’enfant, des questions de conflit », a projeté la journaliste.

Lisez cet entretien en audio:

À la couche féminine, la dame modèle demande de ne pas être des éternelles victimes, car, la féminité n’est pas un mal mais un atout pour elles. « La femme, c’est la mère de l’humanité quand elle se forge un chemin avec la détermination, la confiance en soi et la bravoure, elle peut y arriver. Il faut se lever, se battre se mettre au même niveau que les hommes. Par le passé on n’a connu beaucoup de femmes qui ont changé beaucoup de choses et ont réussi à s’imposer dans l’histoire de la Guinée. Y’a eu des femmes modèles j’aimerais bien que nous les femmes de la nouvelle génération, soyons nos propres modèles, se dire ‘’Elle c’est ça marque’’. Elle a réussi à faire bouger çà dans tel domaine, donc moi aussi je vais faire bouger çà dans tel domaine et ça sera ma marque à moi », conclut-elle.

Mamadama Sylla

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