Aïssata Kamaldine Conté, membre du CJFLG et de la JCICE : « Aujourdhui, la couche féminine est la plus vulnérable »

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Fille de douaniers, mademoiselle Conté est âgée de 19 ans. Elle est née et a grandi à Conakry auprès de ses parents biologiques. Durant ses études primaires et secondaires, elle était toujours classée parmi les meilleurs élèves. L’exemple le plus frappant, est celui de son admission au BEPC avec mention. Conscient d’encadrer les bons apprenants, l’État rappelle les élèves ayant obtenu la mention notamment Aïssata Kamaldine Conté. Aujourd’hui, elle est étudiante en licence 2 faculté des sciences juridiques et politiques de Sonfonia. Au teint clair avec une taille moyenne, cette demoiselle courageuse veut devenir une diplomate et assister les démunis.

Elle a débuté ses études primaires à l’Institut Notre Dame de la Paix, de la maternelle jusqu’en 2è année. Après quelques années dans cet établissement, elle est envoyée à l’école Saint Joseph de Clin. Quelques années plus tard, elle est transférée à Saint Joseph de Kaporo pour y passer son brevet d’études du premier cycle. Après avoir obtenu son BEPC, elle est orientée au lycée Saint Georges de Kipé : « Une fois dans cet établissement, l’État ma appelée que jai été parmi les filles qui ont eu des mentions au brevet. Donc, j’ai continué à l’école des jeunes filles de Conakry située à Lambangny. Un jour, un de mes professeurs qui était à la Source ma appelée pour que je fasse partie des candidats libres en 12è année pour faire le baccalauréat, c’est ainsi que j’ai été admise en 2017 à l’Université en étant 2è de mon école », fait-elle savoir.

Une vision commune
Sa mère malgré les préoccupations à la douane, na pas manqué de jouer le rôle de bonne mère à sa fille. Souvent, elle lui a quelquefois, dispensé des cours afin de renforcer son niveau. Après l’obtention de son baccalauréat avec fierté, pendant l’orientation elle opte pour un seul choix, le droit. Orientée au département sciences juridiques et politiques de Sonfonia, la petite milite déjà dans deux organisations renommées à savoir le Club des Jeunes Filles Leaders de Guinée et la Jeune Chambre internationale Conakry Excellence. Le choix de ces deux organisations n’est pas fortuit : « J’ai retrouvé Hadja Idrissa la présidente d’alors du Parlement des enfants et l’actuelle présidente du CJFLG quand je faisais les sciences mathématiques à Saint Georges, on était dans la même salle et c’est là-bas qu’on parlait de nos futurs projets, c’était en 2015. En 2016, le CJFLG a été créé et fin 2016, moi j’ai adhéré au club, parce que j’étais passionnée de la défense des droits de l’homme particulièrement des femmes et des enfants. Quant à la Jeune Chambre internationale Conakry Excellence, je suis pour l’instant membre potentielle, parce que c’est à travers mes luttes en faveur des couches vulnérables que j’ai été approchée par le président de ladite organisation en vue de mener une lutte commune », raconte-t-elle.

« Je veux être. »
De nos jours, notre interlocutrice lutte sans relâche contre les pratiques néfastes à l’émancipation des jeunes filles: « Le mariage précoce, les mutilations génitales féminines, bref, toutes les violences que les femmes subissent dans la vie, parce que la couche féminine est la couche la plus vulnérable. Donc, nous faisons en sorte qu’elles soient scolarisées et protégées», dit-elle.

Son jeune âge ne l’empêche pas de rêver grand: « Après mes études, je veux être une diplomate pourquoi pas ministre des affaires étrangères de la République de Guinée. Je veux aussi aider les couches les plus vulnérables, c’est-à-dire, les femmes à être autonomes et les enfants à être scolarisés, les protéger surtout. Quand j’aurai les moyens, j’ai envie aussi de créer un orphelinat. En ce qui concerne les études, après la licence, j’aimerai faire le master en droit public fondamental et pourquoi pas le doctorat », prévoit-elle avec confiance avant de lancer cet appel à lendroit des jeunes filles : « Elles doivent avoir confiance en elles-mêmes, ne pas se laisser faire et d’accepter d’être scolarisées, formées, informées aussi, c’est le secret de l’autonomie et du progrès ».

Mohamed Lamine Souaré

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